Cela n'a rien à voir avec la grossesse, mais ça vaut la peine d'être raconté.
Hier après-midi, en allant chercher la puce à son école, un lancement familier me prend du coté de la vessie. Rien de grave, me dis-je, il y a des toilettes à l'école!
J'arrive donc dans la cour, fais un bisou à la marmaille qui me raconte ses petits soucis de la journée (une telle est plus l'amie d'une telle parce que une telle a dit quelque chose sur une telle et que c'est trop grave, limite impardonnable, pendant au moins deux heures...).
Faut être très politique avec une horde de gamines de 8 ans! Et ne pas se laisser déborder par leur doux babil qui, sous le coup des sentiments, revient à essayer de piger un vol de canaris sous amphétamines...
Bref, voilà ma vessie qui revient à l'assaut. Les puces m'indiquent (toutes en même temps) les toilettes pour garçons dans la cour. J'y vais donc, entre dans un des WC, claque la porte et fait ma petite (petite, pas grande) affaire. Soulagement.
Soudain, un doute affreux m'étreint...
Il n'y a pas de poignée de porte à l'intérieur! J'ai claqué la porte! Et meeeeeerde!
Coincé dans des toilettes d'école primaire... La honte!
Ma vie défile devant mes yeux, je me vois boire l'eau des latrines et manger mes lacets pour survivre, je me vois devoir expliquer à la commission Dutroux que je vous jure, je faisais pipi et rien d'autre...
Reprenant contrôle de mes sens, me voilà perché sur la cuvette, appelant à l'aide par dessus la porte (on lave peu les dessus de portes, c'est bizarre, non?), criant à tue tête que quelqu'un ouvre cette foutue porte. Dans la cour, derrière la fenêtre, des dizaines de gamins jouent, innocents du drame qui se déroule presque sous leurs yeux.
Après cinq bonnes minutes à crier et gesticuler afin d'attirer l'attention de quelqu'un (pas un prof, pas un prof...), Mélisse me voit (brave mélisse)! Mais au lieu de se précipiter pour ouvrir la porte, elle file dans la cour pour rameuter la marmaille sus citée. Re-la honte!
Et nous voilà tous, moi dans la toilette, elles dans la cour, occupées à se bidonner et se donner des coups de coude en pointant du doigt ma tronche dépassant pathétiquement du dessus de porte...
"On peut pas venir t'ouvrir, c'est les toilettes des garçons" crient-elles! Braves petites...
Juliette va finalement chercher un garçon (Umberto, je te dois la vie!) qui ouvre la porte de la liberté. Et me voilà dehors...
Et ben, figurez-vous qu'après ça, tous les soucis des gamines s'étaient envolés!
Comme quoi, rire ensemble autour d'un sujet fédérateur (et ridicule), c'est souverain!
La prochaine fois, néanmoins, je ferai gaffe...
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1 commentaire:
Tom, merci !!
J'ai failli faire pipi dans ma culotte tellement je me suis marée !
Ca a égaillé ma journée pourrie, merci !
Bizzz.
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