Wouuuuh ça fait longtemps!
Eh bien,avides lecteurs, sachez que pour le moment peu de choses se passent. Le train-train. La routine.
Quoique...
Tout d'abord, nous avons reçu une réponse négative pour la crèche où nous comptions inscrire Arthur. Un vil coup bas quand on sait que c'était à la RTBF et que, Mamadame et moi, sommes des fruits de cet environnement. On a sué sang et larmes à bosser pour eux (c'est là qu'on s'est rencontré!) il y a des années et voilà comment on nous remercie... On n'a pas la télé mais je regarderais bien RTL par vengeance. Bref...
Par contre, en réaction, on a trouvé une gardienne privée, qui travaille au black, à 100m de chez nous. Elle est portugaise et très gentille. Chez elle, ça sent bon le propre, la lavande et le verbe d'antan (ah non, ça c'est chez Brel, mais ça sent bon quand même!). En plus, elle accepte de recevoir le crapouillot au jour le jour, en fonction de nos horaires. Tof!
Et puis, il y a les signes.
Les signes avant-coureurs d'une tempête imminente. Les fous hurlent dans leur cellule, les chiens hurlent à la lune, un agneau est né avec 6 pattes, des prédicateurs parcourent les campagnes, les sauces tournent!
On se calme...
Non, les signes qu'effectivement, l'arrivée du bonhomme approche à grands pas. Pas des signes physiques, comme des contractions, qui sont déjà là depuis un moment, on le sait. Mais plutôt des signes comportementaux que je décèle chez Mamadame (pas moi, qui garde ma retenue digne d'un vieux corse sur son banc).
Ainsi, l'autre jour, je la vois occupée à replier frénétiquement les centaines de petits vétements du bonhomme en les classant par âge. "Tu vois, je les ai classés de 0 à 18 ans". Ok, ils me semblaient bien rangés , mais bon.
Ou encore, l'autre soir, on regarde un DVD tranquilou. Elle essaye de s'installer dans le canapé et proteste que ses jambes la dérangent et que de toute manière ce canapé n'est pas confortable et que de toute façon, rien n'est confortable ici et que le mieux serait d'acheter un nouveau salon pour femmes enceintes... Ok mais qu'est-ce qu'on fait de notre salon design années fifties? Son regard traduit un funeste avenir à mon divan tendance Bauhaus.
Mais aussi, elle répertorie ce qui nous manque et s'enquiert directement de leuf future acquisition. "Mais siiii, je t'assure qu'on a tout à fait besoin d'une débroussailleuse électrique!". Ok mais on n' a pas de jardin. "Je sais, ça viendra!". Ok...
Il y a aussi les moments où elle dit "Quand l'arbre devant la maison aura perdu sa dernière feuille, il arrivera!" (c'est l'automne!) ou "Au prochain remplissage de grille-repas, il arrivera".
Mais surtout, il y a son regard lorsqu'elle touche son ventre et que le bonhomme fait la rumba. Et sa façon de préparer tous les détails de sa valise, de penser à tout ce qu'il faut pour l'accueillir de la meilleure manière, de penser à lui tout le temps avec des paillettes dans les yeux, de désirer plus que tout le rencontrer et d'en faire profiter tout son monde. La façon qu'elle a de lui parler avec une voix qui ne pourrait pas porter plus d'amour et d'assurance. Cette manière qu'elle a de voir la vie avec Lui, pleine de bonheurs et de joies.
Une vie placée sous le signe d'Arthur.
lundi 27 octobre 2008
lundi 13 octobre 2008
Un écho de bonheur

Jeudi passé on a fait la dernière écho morphologique! Celle des 7 mois.
On commence à connaître la chanson: arrivée, inscription, boule de stress, petit café, Mamadame va faire pipi à 1 minute du rendez-vous... Et puis, la porte du cabinet (du docteur) s'ouvre et là, toute routine s'efface.
La gynéco (que les esprits de nos ancêtres veillent sur sa descendance) nous accueille dans son antre et tout commence.
On lui dit directement (di-rect!) que la dernière fois, on a pas bien vu, que sa remplaçante ne nous a rien dit et que c'est pas juste à la fin, quoi, c'est vrai non mais... Et elle de nous regarder un sourcil levé l'air de dire "Rhalala, ces jeunes". Maaaaiiiiis nooooon, tout allait très bien et de toute façon, l'essentiel c'est qu'il soit bien portant et que vous soyez heureux, et que les fleurs, et que les papillons, et que tout çaaaaa et que voilà (elle est gentille).
Mouais, n'empêche que...
Mamadame s'allonge donc après un petit check d'informations de routine sur la couchette et paf! la scéance de cinéma-frissons commence. Arthur apparaît.
On le voit si bien qu'on pourrait presque le toucher! Il bouge peu tellement il a grandi, il a la tête en bas, son coeur est immense, il mesure 40cm et pèse à peu près 1.700kg.
La gynéco (que Toutatis la protège) enclenche ensuite la fonction 4D-temps réel-en relief, son THX, Imax qui tue de la mort (of doom!). Et on voit son visage de bébé, ses mains de bébé, ses pieds de bébé, son zizi (ouf, on s'était pas trompé: on devra pas tout repeindre en rose!), ses cheveux...
Cheveux? Oui, oui il a déjà des cheveux à la base du cou, tous petits, mais qui ne tomberont pas avant la naissance.
Et que voit-on de l'autre coté: il tient son petit pied dans sa main! Un vrai geste de petit bébé... C'est touchant de le voir faire un geste qu'il reproduira en "live" quand il sera sorti. Le réel se rapproche à grands pas! Vivement...
Ensuite, les yeux pleins de paillettes, réclamant encore et encore plus de temps passé en sa compagnie, nous resortons de l'hopital, heureux d'avoir pu vivre ce moment de grâce, de repos et d'amour absolu.
Arthur, on est prêts.
On t'attend (dans deux mois).
jeudi 9 octobre 2008
L'écho des 7 mois...
mercredi 8 octobre 2008
Le gag...
Cela n'a rien à voir avec la grossesse, mais ça vaut la peine d'être raconté.
Hier après-midi, en allant chercher la puce à son école, un lancement familier me prend du coté de la vessie. Rien de grave, me dis-je, il y a des toilettes à l'école!
J'arrive donc dans la cour, fais un bisou à la marmaille qui me raconte ses petits soucis de la journée (une telle est plus l'amie d'une telle parce que une telle a dit quelque chose sur une telle et que c'est trop grave, limite impardonnable, pendant au moins deux heures...).
Faut être très politique avec une horde de gamines de 8 ans! Et ne pas se laisser déborder par leur doux babil qui, sous le coup des sentiments, revient à essayer de piger un vol de canaris sous amphétamines...
Bref, voilà ma vessie qui revient à l'assaut. Les puces m'indiquent (toutes en même temps) les toilettes pour garçons dans la cour. J'y vais donc, entre dans un des WC, claque la porte et fait ma petite (petite, pas grande) affaire. Soulagement.
Soudain, un doute affreux m'étreint...
Il n'y a pas de poignée de porte à l'intérieur! J'ai claqué la porte! Et meeeeeerde!
Coincé dans des toilettes d'école primaire... La honte!
Ma vie défile devant mes yeux, je me vois boire l'eau des latrines et manger mes lacets pour survivre, je me vois devoir expliquer à la commission Dutroux que je vous jure, je faisais pipi et rien d'autre...
Reprenant contrôle de mes sens, me voilà perché sur la cuvette, appelant à l'aide par dessus la porte (on lave peu les dessus de portes, c'est bizarre, non?), criant à tue tête que quelqu'un ouvre cette foutue porte. Dans la cour, derrière la fenêtre, des dizaines de gamins jouent, innocents du drame qui se déroule presque sous leurs yeux.
Après cinq bonnes minutes à crier et gesticuler afin d'attirer l'attention de quelqu'un (pas un prof, pas un prof...), Mélisse me voit (brave mélisse)! Mais au lieu de se précipiter pour ouvrir la porte, elle file dans la cour pour rameuter la marmaille sus citée. Re-la honte!
Et nous voilà tous, moi dans la toilette, elles dans la cour, occupées à se bidonner et se donner des coups de coude en pointant du doigt ma tronche dépassant pathétiquement du dessus de porte...
"On peut pas venir t'ouvrir, c'est les toilettes des garçons" crient-elles! Braves petites...
Juliette va finalement chercher un garçon (Umberto, je te dois la vie!) qui ouvre la porte de la liberté. Et me voilà dehors...
Et ben, figurez-vous qu'après ça, tous les soucis des gamines s'étaient envolés!
Comme quoi, rire ensemble autour d'un sujet fédérateur (et ridicule), c'est souverain!
La prochaine fois, néanmoins, je ferai gaffe...
Hier après-midi, en allant chercher la puce à son école, un lancement familier me prend du coté de la vessie. Rien de grave, me dis-je, il y a des toilettes à l'école!
J'arrive donc dans la cour, fais un bisou à la marmaille qui me raconte ses petits soucis de la journée (une telle est plus l'amie d'une telle parce que une telle a dit quelque chose sur une telle et que c'est trop grave, limite impardonnable, pendant au moins deux heures...).
Faut être très politique avec une horde de gamines de 8 ans! Et ne pas se laisser déborder par leur doux babil qui, sous le coup des sentiments, revient à essayer de piger un vol de canaris sous amphétamines...
Bref, voilà ma vessie qui revient à l'assaut. Les puces m'indiquent (toutes en même temps) les toilettes pour garçons dans la cour. J'y vais donc, entre dans un des WC, claque la porte et fait ma petite (petite, pas grande) affaire. Soulagement.
Soudain, un doute affreux m'étreint...
Il n'y a pas de poignée de porte à l'intérieur! J'ai claqué la porte! Et meeeeeerde!
Coincé dans des toilettes d'école primaire... La honte!
Ma vie défile devant mes yeux, je me vois boire l'eau des latrines et manger mes lacets pour survivre, je me vois devoir expliquer à la commission Dutroux que je vous jure, je faisais pipi et rien d'autre...
Reprenant contrôle de mes sens, me voilà perché sur la cuvette, appelant à l'aide par dessus la porte (on lave peu les dessus de portes, c'est bizarre, non?), criant à tue tête que quelqu'un ouvre cette foutue porte. Dans la cour, derrière la fenêtre, des dizaines de gamins jouent, innocents du drame qui se déroule presque sous leurs yeux.
Après cinq bonnes minutes à crier et gesticuler afin d'attirer l'attention de quelqu'un (pas un prof, pas un prof...), Mélisse me voit (brave mélisse)! Mais au lieu de se précipiter pour ouvrir la porte, elle file dans la cour pour rameuter la marmaille sus citée. Re-la honte!
Et nous voilà tous, moi dans la toilette, elles dans la cour, occupées à se bidonner et se donner des coups de coude en pointant du doigt ma tronche dépassant pathétiquement du dessus de porte...
"On peut pas venir t'ouvrir, c'est les toilettes des garçons" crient-elles! Braves petites...
Juliette va finalement chercher un garçon (Umberto, je te dois la vie!) qui ouvre la porte de la liberté. Et me voilà dehors...
Et ben, figurez-vous qu'après ça, tous les soucis des gamines s'étaient envolés!
Comme quoi, rire ensemble autour d'un sujet fédérateur (et ridicule), c'est souverain!
La prochaine fois, néanmoins, je ferai gaffe...
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