lundi 28 juillet 2008

Jamais dire jamais...

Il y a longtemps de ça, lorsque le monde était jeune et les poneys Shetlands peuplaient encore les vierges plaines de Belgique, je m'étais juré une chose. Etant depuis un moment assez proche de personnes qui avaient la manie soit de tomber enceinte, soit d'être le compagnon de personnes qui avaient la manie soit de tomber enceinte, il m'arrivait régulièrement d'assister à des discussions qui n'avaient comme dénominateur commun qu'une seule et unique chose: L'Enfant. A toutes les sauces, la question était retournée, examinée, décortiquée. Les couches par ci, l'école par là, les otites ici, le caca là bas. Et j'en passe. Et j'en passe des soirées à me dire "pourquoi les futurs parents sont-ils aussi braqués sur leur enfant et ne savent parler que de ça?". C'est ainsi que me voilà à jurer sur la tête de tout ce qui m'est sacré (les figurines et la clope) que jamais, au grand jamais, je ne tomberai dans ce panneau. Que rien ni personne ne me fera un jour parler de mes futurs enfants en permanence. Je garderai fièrement la tète haute et le torse bombé en clamant haut et fort: "Non, je ne serai pas un mono maniaque de la couche culotte!".

Là, tiens...

Aujourd'hui, dans ma position de futur papa, je me retrouve complètement (mais complètement!) braqué sur tout ce qui concerne de près ou de loin à mon bébé!! Je ne pense qu'à ça, c'est terrifiant! Mes conceptions du sacré ont totalement changé, je m'émeus en voyant un autre bébé (un autre!!), j'observe les autres poussettes, j'emmerde mes amis avec tous les détails concernant chaque échographie, c'est une manie, c'est plus fort que moi, c'est trop et en même temps pas assez, je vais commencer à en parler tout seul, j'étouffe de passion pour ce sujet, j'ai craqué, craqué, craqué, complètement craqué... (Respire, respire...).

C'est ainsi que d'avance, chers amis n'ayant pas encore d'enfants, si nous devions passer un moment ensemble et que cette logorrhée vous ennuie au plus haut point (et que vous préféreriez parler de figurines en fumant des clopes, je sais!), d'avance pardon.
Car, mieux que personne, je sais ce que vous ressentez.
Mais ce sera plus fort que moi...

D'ailleurs, saviez-vous que lors du cinquième mois, le foetus...

3 commentaires:

Marianne a dit…

Cher Thomas,
tu nous donnes tellement cette impression de t'entendre parler avec ces écrits! C'est si facile de t'imaginer, enthousiaste enflammé, projeter dans un mouvement de bras l'éclat du fond de tes yeux quand tu parles d'Arthur-à-venir, en même temps que tu projèterais, du bec, un nuage de fumée qui prendrais la forme d'un gros ourson en peluche blanche ultra-moelleuse. Ça fait toujours plaisir d'en savoir plus sur vos états d'âme en multiplication :)
Gros becs de Québéc,
* marianne *

Anonyme a dit…

Cher Thomas

ce n'est pas sale, tu ne dois pas avoir honte de parler de cet enfant déjà chéri.

On en parle nous les hommes (parce qu' on sait pourquoi...) parce que c'est notre seul moyen de vivre "notre" grossesse de partager ce moment fabuleux de féminité que nous ne connaîtrons jamais.

On en parle encore plus parce qu'on ne sait pas ce qui va se passer le jour "J" et que malgré nos allures de de kastard on tremble à l'idée du jour venu.

Et on en reparle de plus belle parce que quoi de plus beau que de gouter à cet amour unique et inconditionnel de la pamaternité.

Biz à tout les deux

et on connait ton gout pour dire que t'es pas comme les autres alors que oui ! ! !

Thomas a dit…

Attention monsieur P., en disant que je craque, je signifie aussi que toutes ces discussions viennent enfin de prendre tout leur sens. Je regrette d'ailleurs de ne pas y avoir prété suffisamment l'oreille, cela aurait pu m'éclairer sur ce sentiment génial que tout futur parent vit et, sans aucun doute, brûle de partager avec ses proches. Du reste, n'en prenez ps ombrage, les amis: je me rends bien compte, à posteriori et un peu tard, d'une mauvaise réception (ou compréhension)de ces dits messages. Mais, comme dirait le Sage, au pays des aveugles, les borgnes sont rois...
Merci de votre soutien à tous et, s'il est vrai qu'on l'aime déjà ce petit chéri, vous n'êtes pas en reste de place dans nos coeurs.