
Que l'on ne s'inquiète! On ne vous oublie pas, fidèles lecteurs (si on continue à ne plus écrire, votre nombre risque de baisser cruellement...)!
Aujourd'hui au menu, une échographie de votre serviteur et porte-plume, prise aux alentours de l'été 1975. Dixit ma maman, un des premiers clichés de ce genre. Une innovation majeure dans la vision du bébé à venir. Une avancée technologique sans précédent en gynécologie!
Pour moi, ça ressemble plutôt à un mix de la dernière photo d'Hubble et du Suaire de Turin!
On distingue clairement le corps et la tête (bien que les gens qui me connaissent pourraient inverser cette analyse!), ainsi que des zones annotées au pinceau n°6 à la peinture blanche et rouge. Le "O" et le "P" pourraient indiquer l'occiput et le... pet?
Le tout imprimé sur un vélin de Pergame, tanné patiemment par des nonnes lombardes, aux alentours de l'an mil...
Non, sérieusement, je trouve ça fantastique la perception que l'on peut avoir de son futur bébé, et pas seulement grâce à des images. Ainsi, il y a un peu plus de trente ans, lorsque mes parents ont reçu ce cliché, ils ont du se plonger dans cette image et imaginer tellement de choses, prévoir, et ressentir tellement de sentiments forts (en tous cas, je l'espère!). Un sentiment probablement très similaire à celui que nous ressentons aujourd'hui à la vue de l'écho 3D high-tech montrée il y a quelques semaines...
Une photo (ou une échographie dans ce cas) ne serait-elle, qu'importe sa qualité "technique", qu'un levier à nos sentiments? C'est un support sur lequel nous venons greffer des souvenirs, des émotions et des ressentis? Je le crois.
Certes, ces images font du bien et rassurent sur la présence du scampi (c'est mininou!), mais elles sont terriblement accessoires par rapport à la joie de voir mamadame prendre un peu de bide, de la voir porter notre enfant. De la savoir occupée à fabriquer un superbe mélange entre mes pieds et ses oreilles. De jalouser de l'entendre dire que le scampi a bougé et de ne pouvoir le sentir avant encore un bon moment. De faire, et ça c'est génial, des projets pour trois...
Comme disait monsieur S., "rien ne vaut la vie...".

