mercredi 8 octobre 2008

Le gag...

Cela n'a rien à voir avec la grossesse, mais ça vaut la peine d'être raconté.

Hier après-midi, en allant chercher la puce à son école, un lancement familier me prend du coté de la vessie. Rien de grave, me dis-je, il y a des toilettes à l'école!
J'arrive donc dans la cour, fais un bisou à la marmaille qui me raconte ses petits soucis de la journée (une telle est plus l'amie d'une telle parce que une telle a dit quelque chose sur une telle et que c'est trop grave, limite impardonnable, pendant au moins deux heures...).
Faut être très politique avec une horde de gamines de 8 ans! Et ne pas se laisser déborder par leur doux babil qui, sous le coup des sentiments, revient à essayer de piger un vol de canaris sous amphétamines...
Bref, voilà ma vessie qui revient à l'assaut. Les puces m'indiquent (toutes en même temps) les toilettes pour garçons dans la cour. J'y vais donc, entre dans un des WC, claque la porte et fait ma petite (petite, pas grande) affaire. Soulagement.
Soudain, un doute affreux m'étreint...
Il n'y a pas de poignée de porte à l'intérieur! J'ai claqué la porte! Et meeeeeerde!
Coincé dans des toilettes d'école primaire... La honte!
Ma vie défile devant mes yeux, je me vois boire l'eau des latrines et manger mes lacets pour survivre, je me vois devoir expliquer à la commission Dutroux que je vous jure, je faisais pipi et rien d'autre...
Reprenant contrôle de mes sens, me voilà perché sur la cuvette, appelant à l'aide par dessus la porte (on lave peu les dessus de portes, c'est bizarre, non?), criant à tue tête que quelqu'un ouvre cette foutue porte. Dans la cour, derrière la fenêtre, des dizaines de gamins jouent, innocents du drame qui se déroule presque sous leurs yeux.
Après cinq bonnes minutes à crier et gesticuler afin d'attirer l'attention de quelqu'un (pas un prof, pas un prof...), Mélisse me voit (brave mélisse)! Mais au lieu de se précipiter pour ouvrir la porte, elle file dans la cour pour rameuter la marmaille sus citée. Re-la honte!
Et nous voilà tous, moi dans la toilette, elles dans la cour, occupées à se bidonner et se donner des coups de coude en pointant du doigt ma tronche dépassant pathétiquement du dessus de porte...
"On peut pas venir t'ouvrir, c'est les toilettes des garçons" crient-elles! Braves petites...
Juliette va finalement chercher un garçon (Umberto, je te dois la vie!) qui ouvre la porte de la liberté. Et me voilà dehors...

Et ben, figurez-vous qu'après ça, tous les soucis des gamines s'étaient envolés!
Comme quoi, rire ensemble autour d'un sujet fédérateur (et ridicule), c'est souverain!

La prochaine fois, néanmoins, je ferai gaffe...

lundi 29 septembre 2008

Restons calme!


Bonjour à tous!
Okokok ça va faire longtemps qu'on a pas posté, mais les affres du temps ne nous épargnent pas et ma foi, on a d'autres choses à foutre ("Ah ben bravo, chapeau la considération pour le lecteur, bravo, sympa!).
Cela dit, tout va bien: Mamadame est encore enceinte (plus que jamais!), Arthur est en super-forme, et son père s'interroge encore sur le Grand Plan de Dame Nature!
De toute manière, si vous vous inquiétez, passez un coup de fil ou laissez-un commentaire (
"pourvu qu'on ait des coups de fils et des commentaires, pourvu qu'on ait des coups de fils et des commentaires, pourvu...").

Anwaille (salut Marianne!), quelques nouveautés ces temps-ci: Mamadame a parfois un peu mal au ventre!!

Un soir d'il y a pas si longtemps, après manger, je la vois froncer les sourcils et se caresser le ventre avec un air pas franchement épanoui sur le visage. Répondant à ma question immédiate et angoissée, elle me répond qu'elle a un peu mal au ventre, comme des contractions. Après quelques minutes d'inconscience, elle me dit "j'ai mal au ventre parce que j'ai trop mangé et qu'Arthur pousse sur mon estomac. Et lache ce téléphone!". Crise cardiaque évitée de peu.
Hahaha, c'est parce qu'elle a trop mangé. Hahaha...

Quelques jours plus tard, elle m'annonce sur un ton tout à fait serein qu'elle a eu des contractions légères. Hahaha, tu as encore trop mangé! Nononon, des vraies contractions. Iiiiiiiiiiik!!!
Massant mon bras gauche qui me lance atrocement, elle me dit que c'est parfaitement normal d'avoir des contractions de temps à autre à ce stade de la grossesse et qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter outre mesure, l'essentiel est qu'elles ne soient pas trop rapprochées. Et lache ce téléphone, deuxième fois!!

Je suis sensé vivre en sachant que mamadame a, de temps à autre mais c'est parfaitement normal, des contractions? Situons un peu.
Mon rythme de travail actuel m'oblige à partir de longs jours loin d'ici, à minimum 500 km d'elle. J'y passe de longues nuits dans des hotels luxueux, sous des latitudes enchanteresses, entouré de pinups dans des lits kilométriques ("Aïe,pas sur la tète, mon Amour!") et éloigné d'elle, qui a des contractions, seule, à deux mois et une chique du terme, à la maison, sans créd' sur son GSM.
Comment suis-je sensé vivre ça?! Hein!? Franchement?!
Pas bien, on est d'accord, merci de votre soutien...

Après une longue discussion avec notre meilleure Super Assistance Médicale (SAM), il s'avère que je ne dois pas m'inquiéter, que je dois faire confiance à mamadame pour dire quand ça ne va pas et que de toute manière, c'est parfaitement normal de temps à autre... (on le saura!)

Bon ben, si c'est normal, y'à plus qu'à, faut qu'on...

J'ai quand même mis l'hopital en mémoire sur mon téléphone. J'appuie sur 1 et l'ensemble du corps médical belge déferle à la maison. Tous! (Enfin, surtout une sage-femme et une batterie de cardiologues...)


mercredi 27 août 2008

L'entrainement d'Arthur



Petite vidéo de l'activité d'Arthur dans mon bedon...

dimanche 24 août 2008

En rang par 2, s'il vous plaît!

L'autre jour, nous avons vécu une nouvelle étape dans notre construction de futurs parents: la visite de la maternité. Ixelles en l'occurrence. A l'heure dite, c'étaient des hordes de couples (avec pour dénominateur commun un bedon rebondi chez la madame) qui se pressaient à l'écoute de la sage femme qui nous accueillit dans le hall de l'hôpital.
Nous, on connaissait déjà un peu, vu que c'est là que mamadame fait ses échos, mais on ne manque rien à s'imprégner un peu plus, non?
Pour l'anecdote, chaque inscrit se voit recevoir un petit sac vert pomme rempli d'échantillons, de pubs, de bons de réduction et de poudre à laver. On se serait cru au salon de l'auto... Et tous les hommes, prévenants, de se farcir le transport dudit sac et des vestes, sacs à mains, sacs à dos, bouteilles d'eau. En gros, tout ce petit monde ressemblait à ces touristes qui font la visite des temples en Egypte. Un tour opérator des maternités, en somme.
La visite commence avec une explication des gestes à accomplir lors de notre arrivée (tourner à gauche, monter au 5e, serrer les fesses, appuyer sur la sonnette, entrer dans la salle, brancher son gameboy, commander un chinois, pousser, ...). C'est intéressant de voir tous les objets et de se dire que j'y connais vraiment rien à tout ça ("Non, monsieur, on ne fume plus de cigares dans la salle d'attente!"), mais aussi de se sentir rassuré par ce genre de visites.
Arthur peut venir demain, je sais qu'il faut tourner à gauche!

dimanche 10 août 2008

Ikea m'a tuer...


Lundi passé, avec Mamadame, nous sommes allés chez Ikea pour y acheter des bacs en plastique pour ranger la chambre des petits. Et des serviettes et des bougies (maître-achat chez Ikea).
Résultat, au lieu de tout ça, nous avons acheté un lit-bureau-superposé pour Laurine et une commode géante pour nous! Si ça c'est pas du marketing de malade?!

Enfin, tout le monde est comblé: Les petits ont une chambre nickel, Mamadame a une belle commode...

Et j'ai eu un lumbago.

vendredi 8 août 2008

080808 (c'est pas tous les jours...)


Tadaaa! Aujourd'hui'hui est une date importante, s'il en est! Pourquoi, mais pourquoi se demande t' on?!!
Eh bien... Hier, nous avons vécu, en famille (Mamadame, Laurine, et moi), la deuxième échographie morphologique du foetus (des 5 mois). En gros, on a eu rencard avec Arthur! En live. Son et lumière. Sur grand écran. En THX.

Donc, nous voilà vers 10h du mat', sous la pluie, arrivés à l'hôpital d'Ixelles. On commence à connaître l'endroit: les couloirs, les affiches ("Hou, regarde mon amour, ils ont un VanGogh dans la salle d'attente!.. Ah tiens, non, c'est une copie!"), les chaises, les files pleines de femmes enceintes, l'attente... Par contre, il y a un truc auquel on ne s'habitue pas, c'est cette bonne grosse boule de stress qui monte et qui monte (qui Mmmonte!) dès que tu mets le pied dans le tram. Je suffoque, je blémis, à présent qu'a sonné l'heure. Est-ce que tout va bien? Est-il normal? Est-il Klingon ou autre? Combien a t'il de doigts? Est-ce réellement un garçon? Et tout ça, et tout ça... Bref, on attend.
Et Mamadame de m'annoncer que sa gynéco (que Boudha lui apporte fortune) est en vacances et que c'est une autre personne qui va s'occuper de nous. Umf! Voilà un imprévu qui n'a pas sa place dans ma bulle de stress...
A l'heure dite, on entre dans le cabinet, accueillis d'un salut neutre par une dame qui n' a l'air ni engagante ni antipathique. Elle nous indique le fauteuil et commence sa petite affaire. Elle ne parle pas beaucoup et pas fort, ce qui nous empèche de savoir réellement ce qui se passe... Néanmoins! Qui voilà fièrement dans son radar? Le fils du Pendragon, fort de ses 27 centimètres et pesant un bon demi kilo ("y'en a un peu plus, je vous le mets?"), à ma gauche, Arthur, futur pourfendeur de Saxons et actuelle grande fierté de son papa qui, décidément, plonge totalement dans le trip chevaliers! Trop fort! Mon bonhomme... Qu'est-ce qu'il a grandi! On ne le voit plus entièrement sur l'écran, juste par petits bouts: un pied par-ci un profil par là. La gynéco marmonne un truc du genre "mgnumugnutouvabienmgnu...", ce qui est de bonne augure. Elle nous annonce qu'on voit bien ses oreilles, ce qui nous laisse un peu inquiets, surtout quand on connaît le caractère dominant du code génétique de son père. Pas grave, je me revois la scène de l'arrivée de Dumbo dans les bras de sa mère et, ému, hurle "Il a des oreilles!". Puis, tout passe très et trop vite: la gynéco dit que les photos sont floues tellement il bouge ("Il bouge!"), mais que tout est parfait, merci au revoir, n'oubliez pas de passer au comptoir, vlan, la porte se referme sur une grosse, groOOOsse impression de trop peu. Une frustration qui, au début, est occultée par les magiques moments que nous venons de vivre mais qui se développe de plus en plus au fil de la journée et ce malgré les photos (floues, disait-on) de son pied, de son profil et de sa face. Ma préférée est celle du pied. On dirait le Walk of Fame, dans le ventre de sa mère. Mais sinon, on ne l'a pas entendu, on a pas eu l'occasion de le regarder. OK on l'a vu, mais on a pas pu le "regarder". Toute cette consultation m'a semblé encore plus clinique que mon arrachage de dents de sagesse. Ces toubibs voient défiler des milliards de foetus par jour et j'en viens à penser que le concept de "grands-moments-inoubliables-émouvants-charnières-familial" leur est étranger, puisque ne répondant pas à une logique médicale. Et c'est encore pire pour le père! Tous les mois chez sa gynéco (que Nanabozo le grand lapin des plaines l'ait en sa miséricorde) , mamadame fait un coucou de routine à Arthur, histoire de voir si tout va bien Et moi, dans tout ça? Hein? Hein? Rien! Na-Da! Oublié le père, ou quoi? J'estime aussi avoir droit à mon coup d'oeil! La place du père, bon sang! Le père, c'est moi, quand même?
Bon, je vais raccrocher, ce post commence à tourner un peu trop autour du nombril.

Qui commence à ressortir, d'ailleurs...


Ps: A l'heure du diktat du ventre plat, celui de mamadame ne l'est plus du tout et c'est le plus beau ventre du monde (Ah, c'est objectif ça, tiens...)
Pps: Ok, il existe des jours de récupération ou de congé pour pouvoir assister à ces rendez-vous de routine mensuels, mais les dernières fois, c'était vraiment pas possible...

dimanche 3 août 2008


La vie est très agréable en ce moment.
Arthur gigote beaucoup ce qui nous apporte beaucoup de bonheur tout les jours.
La prochaine echo est pour jeudi...on est impatient!